Un psychiatre lance un pavé dans la mare de la médecine
Le moins que l’on puisse dire est que notre belle médecine manque quelque peu de modestie.
Il est vrai que, depuis un siècle environ, elle cumule les succès.
Après avoir réglé leur compte à la plupart des microbes,
elle s’est attaquée avec une réussite relative, mais indéniable, à de nombreuses maladies :
diabète, infarctus, cancer, fractures, carences, Parkinson, dépression. Les piles cardiaques, les greffes d’organes, les FIV, les immunodépresseurs, le scanner, l’IRM, il faudrait un
Prévert pour inventorier ses innombrables avancées.
Résultat : la longévité de l’homme a fait un bond fantastique et, depuis 1950, nous avons régulièrement gagné trois mois par an.
Un Occidental peut aujourd’hui espérer vivre deux fois plus longtemps qu’au XIXe.
Mais du coup, quelle arrogance !
Les médicastres écrasent de leur mépris toute autre approche. Des médecines traditionnelles à la micronutrition, de l’hygiène de vie à l’ostéopathie, l’homéopathie,
la chronobiologie, tous ceux qui osent une approche autre sont écartés des cénacles universitaires et scientifiques.
A cinquante-cinq ans, Patrick Lemoine, psychiatre, spécialiste
notamment des troubles du sommeil et de la dépression, est chef de service (Unité clinique de
psychiatrie biologique) à Lyon.
Il a notamment publié Les Mystères du placebo et Le Sexe des larmes.